Le Salut par les Juifs. Léon Bloy.

images-1Livre à la limite du pamphlet, de l’histoire et de la mystique.

Livre  contribuant à  rendre détestable Léon Bloy à la société catholique bien pensante.

Livre répondant à ceux qui, à la fin du siècle, accusaient les juifs de préparer une sorte de Jacquerie financière.

Réponse de Léon Bloy  par cet aphorisme :

«  L’histoire des Juifs barre l’histoire du genre humain comme une digue barre un fleuve, pour en élever le niveau. »  

Le nouvel éditeur présente l’ouvrage comme un  « livre complexe, maniant le paradoxe jusqu’aux limites du recevable » (Edition de 2010 – La Part Commune, avertissement au lecteur, p.7)

 Cette nouvelle édition prend  des précautions pour parler d’un auteur, qu’on ne saurait comprendre, sans connaître la violence de plume de ceux qui l’amenèrent à se convertir. Parmi eux Barbey d’Aurevilly et surtout Joseph de Maistre pour qui l’histoire est menée par un Dieu terrible. Selon lui, l’homme est mauvais et ne peut trouver Dieu que dans le malheur !

Dans son style inimitable, Léon Bloy dit ceci :

De ce peuple sont nés les patriarches, les premiers apôtres et Jésus. Dès lors les catholiques, les prêtres et les autres, ne peuvent piétiner les Juifs.

Mais au-delà de cette évidence, toujours bonne à rappeler «  il y a la grande querelle du Fini et de l’Infini, autrement insoluble encore, autrement « actuelle » que tout ce que les hommes peuvent inventer dans leur rage absurde d’être malheureux » ( Rémy De Gourmont, préface, page 13)

Mais au-delà des 120 ans qui nous séparent de ce livre, et à un moment où on pouchasse les roms, c’est de la tragédie de l’étranger dont il est question.  Ecoutons Léon Bloy :

 «  Silence !… 

Une voix d’en Bas Voix d’exil extrêmement lointaine, exténuée, presque morte, qui paraît grandir en montant des profondeurs. 

–         La Première Personne est celle qui parle. –       

  La Seconde personne est celle à qui l’on parle.  –        

 La Troisième personne est CELLE DE QUI L’ON PARLE.–          .

Cette troisième personne, c’est Moi, Israël (…) Je suis l’absent de partout, l’Etranger dans tous les lieux habitables. »  ( p.139)

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